Archive for the ‘Psychologie’ Category

Les enfants et la publicité

Thursday, September 21st, 2006

Un site non officiel, www.la-bas.org, offre l’écoute en ligne des archives d’une émission de France Inter, “Là-bas si j’y suis”. Cette émission est produite et animée depuis 1989, chaque jour de la semaine, de 15h00 à 16h00 heure française, par Daniel Mermet.
Dans les dernières émissions enregistrées, un sujet traité en deux parties : “De l’enfant-roi à l’enfant-proie”, comment les publicitaires tentent de façonner l’esprit de nos enfants, leur première cible.

Les enfants et l’écran

Saturday, September 9th, 2006

Depuis l’invention de la petite lucarne, autre nom de notre chère télévision, beaucoup de débats ont été ouverts sur ses apports positifs ou négatifs sur nos enfants.
Combien d’entre nous n’ont pas trouvé un jour que la télévision était la babysitter la plus efficace ? En même temps, de nombreuses émissions sont très intéressantes pour les enfants, et apportent autant qu’un bon livre documentaire.
Alors que faire ?

Pour se construire, pour grandir, l’enfant va imaginer les évènements, les réponses à des situations par rapport aux différentes situations qu’il aura déjà vécues…S’il a d’abord vu des images à travers la télévision, il aura du mal à concevoir les choses autrement…Il faut donc faire attention à ce qu’il regarde. Autant des parents peuvent plutôt bien contrôler ce que les enfants vivent, autant il est plus difficile de contrôler ce qu’il regarde.
Par ailleurs, pour pouvoir inventer, ce qui est nécessaire à la construction de l’enfant, il faut en avoir le temps…et pour cela il faut s’ennuyer. Or les enfants, aujourd’hui, allument la télévision dès qu’ils s’ennuient, télévision devant laquelle ils sont passifs.

Il ne faut cependant pas tout lui retirer car l’enfant, élément à part entière d’une société, a besoin d’échanger avec ses semblables, ses camarades, ce qu’il aura vu.
L’important, c’est la quantité.
Il est donc important de choisir avec l’enfant un programme qu’il aime bien et de décider du temps. L’enfant apprendra à s’y conformer et il déconnectera plus facilement.
Enfin, il faut favoriser les activités comme le jeu et le dessin…mieux vaut s’asseoir avec lui autour d’un jeu de société que devant un écran.

Les jeunes et la lecture : ils ne lisent pas forcément moins qu’avant !

Wednesday, August 30th, 2006

Dans un article publié dans le numéro d’août 2006 du magazine Phosphore, on apprend que les jeunes de 15 à 25 ans ne lisent pas moins qu’avant…C’est juste qu’ils sont pudiques par rapport à leur amour de la lecture et qu’il est plus facile de commenter une équipe de télévision qu’un roman…
Une étude publiée en 1999 (”Et pourtant, ils lisent…” de Christian Baudelot, Marie Cartier et Christine Detrez) explique le succès des romans de la saga Harry Potter par le phénomène de mode engendré. Il devient alors “branché” d’avoir lu les romans. Et ce succès des romans adaptés au cinéma est assez général.

Le lecteur conserve néanmoins auprès de ses comparses l’image d’un “premier de la classe”. Il faut au lecteur beaucoup de volonté pour s’astreindre au calme que demande la lecture dans un univers où toutes les activités sont plutôt basées sur l’action (TV, ordinateur, jeux vidéos).

Enfin, parler de ses lectures, c’est aussi parler de soir, ce qui n’est pas toujours évident dans ces tranches d’âge…C’est exprimer ses sentiments, et aussi montrer éventuellement ce que l’on a cherché dans ces lectures.
Les jeunes pourraient en parler à leurs parents ou à leurs enseignants…mais ce serait trop leur faire plaisir !

Pourquoi le tatouage ?

Monday, August 14th, 2006

Nous vous parlions récemment du caractère dangereux de certains tatouages éphémères.
En juillet paraissait dans le journal Le Monde un excellent article sur la mode actuelle du tatouage et ses explications sociologiques.
Autrefois ou dans d’autres contrées signes d’appartenance à un groupe, le tatouage correspond aujourd’hui à la fois à un désir de se démarquer d’une catégorie de gens, et en même temps de se conformer aux rites d’un groupe d’âge.

Le tatouage correspond à une volonté d’embellir le corps, et se fait à un moment prévis de la vie : affirmation de la liberté à l’adolescence, implication dans une relation…

Enfin, le tatouage permet d’écrire sur sa peau ce que l’on ne sait pas forcément dire avec des mots.

Mais dans tous les cas le tatouage reste douloureux et indélébile, et personne ne sait comment il vieillit.

Pour en savoir plus (références citées dans l’article ) :
Colloque « L’adolescent et son corps », organisé par le Fil santé jeunes, mardi 3 octobre, à l’espace Reuilly, 21, rue Hénard, 75012 Paris (Tél : 01 44 93 44 64)
A lire : Signes d’identité, tatouages, piercing et autres marques corporelles, par David Le Breton, éditions Métailié, 2002.
Syndicat national des artistes tatoueurs, (SNAT), tél : 01 40 23 07 90/ 01 69 92 93 36

Tatouages éphémères : attention…

Wednesday, July 19th, 2006

C’est la période de l’été et par conséquent celle des tatouages éphémères..
Si votre ado aime ces tatouages, faites attention : l’Agence Française de protection sanitaire et des produits de santé a émis un avis de mise en garde suite à la manifestation de réactions allergiques. Une substance illégalement ajoutée au henné contenue dans ces tatouages noirs temporaires déclenchent parfois des réactions allergiques pouvant, dans de rares cas, entraîner l’hospitalisation.
Méfiance donc en cas de réaction cutanée..

Strict parenting can produce overweight..

Sunday, June 25th, 2006

A recent study published by the American magazine Pediatrics shows that strict parenting can produce overweight kids.
“Children of authoritarian mothers have five times the risk of being overweight compared to children of authoritative [a more diplomatic style] mothers,” says the study published beginning of June by Dr. Kay Rhee, from Boston University School of Medicine.

Authoritarian parents are strict disciplinarians, while authoritative parents are more respectful of a child’s opinions.

Another information from that study is that children from parents who are permissive (parents are indulgent and don’t practice discipline) or neglectful (parents don’t set any rules and are emotionally uninvolved) have twice the risk of being overweight.

To describe the type of relationship between mothers and children, the researchers followed 872 families when the children were 4 years old. Then, the body mass index has been measured when they were in 1st grade.
17% of the children with authoritarian mothers were overweight, when 9.9% of the children with neglectful mothers, 9.8% with permissive mothers…and 3.9% with authoritative mothers.

Children do need the adults to maintain the boundaries, and growing up, they need to develop their own self-regulatory abilities and self-control.
The authoritarian parent determines everything for the child. Therefore, the child doesn’t learn if he is full or not, waiting for someone to tell him.

So, what could we advice to the parents: never forget to praise the positive, but maintain the boundaries in which you believe.

Quelle télé pour les enfants ?

Monday, June 5th, 2006

Dans les dix dernières années, l’offre télévisuelle s’est énormément développée en France.
Dans son livre “Qu’est-ce qu’il y a à la télé ?”, le psychiatre et psychanalyste Claude Allard cerne les limites de son offre pour les enfants.
Voici ce qu’eLycée en a retenu pour vous.

En-dehors des chaînes du câble et du satellite auxquelles 30% seulement des enfants ont accès, peu de programmes les concernent.
La plupart des dessins animés sont diffusés le matin, à un moment où les enfants n’ont pas vraiment le temps de se détendre.

De plus, le contenu des ces émissions manque souvent d’intelligence et de poésie propres à développer l’imaginaire de l’enfant.

Enfin, les émissions de téléréalité normalement destinées à un large public, ne concernent pas vraiment les enfants, incapables de discerner la part effective de réalité..et d’en tirer de toutes façons un quelconque bénéfice.

Reste aux parents à sélectionner parmi cette offre les programmes qui apporteront quelquechose à leurs enfants, et à les partager avec eux.

Les jeunes et la nourriture

Wednesday, May 31st, 2006

Dans une étude publiée en décembre 2000, l’Observatoire de l’enfance en France s’est intéressé aux relations entre les jeunes et la nourriture.

La nourriture de l’enfant et de l’adolescent, après celle du bébé, conditionne le développement du jeune, mais aussi la santé de l’adulte qu’il deviendra. C’est dire son importance.
Par ailleurs, les habitudes alimentaires (ce que l’on mange, mais aussi quand et comment l’on mange) vont s’imprimer pour plusieurs années chez l’enfant.

Des habitudes alimentaires encore traditionnelles, bien qu’en évolution.
La majorité des jeunes consomment leurs 3 repas quotidiens.
Le petit déjeuner est presque toujours pris à domicile, et de façon très majoritaire le dîner. Ce sont les garçons les plus âgés qui dînent le plus fréquemment à l’extérieur.
Le repas du midi est souvent pris à la cantine scolaire, même si les plus âgés sont de plus en plus attirés par les lieux de restauration rapide, plus conviviaux et donnant une impression de liberté.

L’obésité : des prédispositions génétiques, mais pas seulement.
Même si l’obésité est souvent lié à des prédispositions génétiques, l’évolution de l’obésité enfantine est particulièrement préoccupante. Ceci est lié moins à l’évolution de la consommation d’aliments caloriques qu’à la baisse considérable de la dépense énergétique. A ce propos, la télévision est mise en accusation à cause de l’inactivité physique qu’elle engendre.

Des disparités sociales qui demeurent.
Bien qu’il n’existe pratiquement plus de nos jours de cas de carence alimentaire, la mauvaise nutrition ou malnutrition est malheureusement encore présente, et ce, dans certaines couches sociales défavorisées de la population.
Ce niveau socio-économique influence à la fois le comportement alimentaire, mais aussi le niveau de dépense énergétique.
Le comportement alimentaire d’abord car les familles les plus démunies orientent leur choix vers les aliments les plus énergétiques.
Le niveau de dépense énergétique ensuite puisque dans ces familles socialement défavorisées, c’est la télévision qui reste le loisir prédominant, entraînant passivité et grignotage.