Dans une étude publiée en décembre 2000, l’Observatoire de l’enfance en France s’est intéressé aux relations entre les jeunes et la nourriture.
La nourriture de l’enfant et de l’adolescent, après celle du bébé, conditionne le développement du jeune, mais aussi la santé de l’adulte qu’il deviendra. C’est dire son importance.
Par ailleurs, les habitudes alimentaires (ce que l’on mange, mais aussi quand et comment l’on mange) vont s’imprimer pour plusieurs années chez l’enfant.
Des habitudes alimentaires encore traditionnelles, bien qu’en évolution.
La majorité des jeunes consomment leurs 3 repas quotidiens.
Le petit déjeuner est presque toujours pris à domicile, et de façon très majoritaire le dîner. Ce sont les garçons les plus âgés qui dînent le plus fréquemment à l’extérieur.
Le repas du midi est souvent pris à la cantine scolaire, même si les plus âgés sont de plus en plus attirés par les lieux de restauration rapide, plus conviviaux et donnant une impression de liberté.
L’obésité : des prédispositions génétiques, mais pas seulement.
Même si l’obésité est souvent lié à des prédispositions génétiques, l’évolution de l’obésité enfantine est particulièrement préoccupante. Ceci est lié moins à l’évolution de la consommation d’aliments caloriques qu’à la baisse considérable de la dépense énergétique. A ce propos, la télévision est mise en accusation à cause de l’inactivité physique qu’elle engendre.
Des disparités sociales qui demeurent.
Bien qu’il n’existe pratiquement plus de nos jours de cas de carence alimentaire, la mauvaise nutrition ou malnutrition est malheureusement encore présente, et ce, dans certaines couches sociales défavorisées de la population.
Ce niveau socio-économique influence à la fois le comportement alimentaire, mais aussi le niveau de dépense énergétique.
Le comportement alimentaire d’abord car les familles les plus démunies orientent leur choix vers les aliments les plus énergétiques.
Le niveau de dépense énergétique ensuite puisque dans ces familles socialement défavorisées, c’est la télévision qui reste le loisir prédominant, entraînant passivité et grignotage.