Archive for the ‘Psychologie’ Category

L’Internet des adolescents

Tuesday, March 13th, 2007

Un article passionnant paru dans le magazine Constructif (www.constructif.fr) écrit par le sociologue Serge Tisseron décrypte l’usage que les adolescents font d’Internet. Non seulement il nous permet de comprendre ce qui s’y passe, mais aussi de savoir quelles attitudes, en tant que parent, il convient d’adopter face à ces comportements nouveaux.

Un nouveau mode de séduction et de flirt

L’environnement médiatique et social a banalisé les rapports sexuels entre les jeunes, leur mettant même beaucoup de pression, quitte à leur faire perdre confiance. “Chatter” permet aux jeunes d’entretenir une relation quasi-verbale, en écartant ainsi la relation corporelle. Le développement des forums joue également ce rôle de développement de relations uniquement verbales.

Les images sont mises en scène

Les jeunes aujourd’hui ne cherchent plus à savoir si les faits sont vrais ou faux, si les images sont vraies ou fausses, mais plutôt comment elles ont été fabriquées. Ils sont eux-mêmes devenus producteurs d’images grâce au développement de la photo et de la vidéo digitales. Ils les mettent en scène sur leurs blogs… ils s’intéressent par conséquent aux mises en scène, aux trucages et aux effets spéciaux.

Internet offre de nouveaux rituels de passage à l’adolescence

Intégrer un jeu vidéo en réseau, comme World of Warcraft dont nous vous parlions récemment dans le blog d’eLycée, revient à intégrer un groupe, y être accepté… c’est l’équivalent des anciens rituels de passage à l’adolescence.

Même les filles s’y mettent maintenant, en faisant un outil de séduction : en devenant habiles aux jeux vidéo, elles captent l’attention des garçons.

Internet permet de jouer avec les images de soi

Les adolescents d’aujourd’hui ont grandi en étant très souvent photographiés, l’ère de la photographie digitale a encore accéléré ce processus. Les jeunes d’aujourd’hui se sentent donc très libres par rapport à ces images… ils savent qu’ils n’ont pas une image, mais plusieurs, pas un visage, mais plusieurs.

De ce fait, ils en jouent, et c’est ainsi que se sont développés les avatars des jeux vidéos. Le jeune se construit plusieurs personnalités et les utilise dans les jeux vidéo, selon son humeur, selon sa stratégie. Les parents n’ont donc plus à craindre que leur enfant ne s’investisse trop dans un personnage virtuel; il faut plutôt chercher à comprendre pourquoi à un moment donné, il en choisit un plutôt qu’un autre… cela permet de décoder son humeur.

Internet permet de valider sa personnalité

Via les forums et les chats, chacun peut ne montrer qu’une partie de sa personnalité, ne livrer qu’une partie de soi… mais à de nombreux individus. Cela permet donc aux jeunes de valider une partie d’eux-mêmes devant un nombre de personnes bien supérieur au cercle familial restreint… et aux amis de collège ou de lycée. Quel avantage !

En conclusion, l’utilisation d’Internet par les adolescents est loin d’être pernicieuse. Comprendre son importance pour leur évolution permet aux parents de maintenir le dialogue.

Culture : une transmission de plus en plus horizontale.

Wednesday, February 21st, 2007

Dans un numéro hors-série de l’Ecole des Parents paru en septembre 2006, un article très intéressant de la sociologue Dominique Pasquier parle de l’évolution de la transmission de la culture. D’une transmission verticale, c’est à dire familiale ou intergénérationnelle, on est passé à une transmission horizontale, au niveau des pairs.

Cette étude a été réalisée à partir de deux enquêtes. La première enquête a été faite à partir de courriers de téléspectateurs âgés de 8 à 14 ans envoyés aux comédiens de la série “Hélène et les garçons”. La deuxième enquête, plus récente, a été menée sous forme de questionnaires et d’entretiens.

Au cours des années 1980, de plus en plus d’enfants sont allés au collège; les expériences scolaires s’allongent et la scolarité devient un élément central de la vie des jeunes, renforçant le temps passé avec les camarades du même âge.

Au niveau culturel, on a vu l’émergence des radios libres dans les mêmes années, ce qui fait que les jeunes se sont mis à écouter leur propre radio et non plus la radio de leurs parents. Les émissions télévisées destinées à la jeunesse se sont développées, ainsi que la presse magazine. On a donc vu l’émergence de produits culturels destinés uniquement aux jeunes.

Le développement technologique a renforcé ce phénomène, avec l’appropriation par les jeunes des jeux vidéos, de l’ordinateur, etc…

Les parents de ces jeunes, issus de la génération des années 60, avaient tendance à élever leurs enfants selon des principes libéraux de respect et d’épanouissement de la personnalité de chacun.

Vingt ans plus tard, ces phénomènes se sont accrus… et ce serait là, d’après la sociologue Dominique Pasquier, qu’un déséquilibre se créerait.

La démocratisation des produits culturels, autrefois partagés au sein du foyer, fait qu’aujourd’hui, beaucoup de jeunes disposent dans leur chambre d’un véritable arsenal de communication. Le téléphone, autrefois unique dans les foyers, appartient désormais à chacun des membres de la famille.

Les nouveaux modes de communication, tels les blogs, permettent des échanges entre les jeunes auxquels les parents ne peuvent accéder. Les séries télévisées offrent des modèles comportementaux, en particulier chez les filles. Les clips musicaux offrent des modèles de stylisation.

De ce fait, le jeune se sent quand même de plus en plus exposé à la mode du groupe, à la norme du groupe, où finalement l’individu n’est plus respecté.

C’est pour cela que Dominique Pasquier conclut en disant qu’il serait bon de rééquilibrer ceci en réintroduisant une présence du monde adulte dans l’univers culturel des enfants.

Une BD sur l’adolescence

Tuesday, February 20th, 2007

Marcel Rufo, pédopsychiatre et directeur de la Maison de Solenn (maison des adolescents), a écrit plusieurs livres sur l’éducation des enfants, ouvrages vendus dans le monde entier.

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Aujourd’hui, son objectif est de s’adresser directement aux adolescents sans passer par les parents. D’où son premier album de bande dessinée “Le passage”. Les deux premières causes de mortalité chez les jeunes sont le suicide et les accidents de la route… et bien cette bande dessinée traite des deux sujets. Les deux personnages principaux sont l’un confronté au suicide suite à une déception sentimentale, l’autre, sous l’emprise de l’alcool et de la drogue, victime d’un grave accident de scooter.

Cet album s’adresse bien évidemment aussi aux parents qui doivent veiller à comprendre tout changement de comportement de leur enfant. Bref, un ouvrage à lire ensemble, et à discuter ensemble.
Le Passage, de Marcel Rufo, est illustré par Jean-Jacques Hatton, et publié aux éditions Anne Carrière.

Mon ado somnole, est-ce normal ?

Monday, January 29th, 2007

Rassurez-vous, c’est normal…mais il convient de rester légèrement vigilant..

C’est un peu le vécu de tous les parents d’adolescents…impossible de les tirer du lit le matin…impossible de les y envoyer le soir.
L’emploi du temps de la semaine ne permet pas au jeune de dormir…et du coup, il se trouve souvent en privation de sommeil et par là-même en état de somnolence dans la journée.
De plus, des attitudes conduisant à une mauvaise hygiène du sommeil (boissons excitantes en fin de journée, tabac, ordinateurs et jeux vidéos en soirée) ajoutent encore aux difficultés de récupération.

Même si ce tableau est classique, il faut néanmoins rester vigilant.
Ces troubles du sommeil peuvent être le signe d’un dysfonctionnement transitoire lié à cette période de mutation. Des études scientifiques ont prouvé que cette altération du cycle veille-sommeil est due à une stimulation accrue des hormones de croissance. Ces hormones de croissance se libèrent pendant le «sommeil paradoxal», ou «période de rêve», qui survient à la fin de chaque cycle de sommeil. Tout les stimuli reçus par l’adolescent durant la journée, que ce soit à l’école ou entre amis, se fixent dans le cerveau durant ces phases de sommeil paradoxal. S’il est réveillé à ce moment-là, son rendement sera moindre le lendemain.
D’après les experts, les adolescents auraient besoin d’environ neuf heures et demie de sommeil par nuit, mais leur emploi du temps leur en laisse rarement l’occasion. Il faut donc les laisser dormir le week-end, tout en restant vigilant nuit par nuit, car c’est ainsi qu’ils auront un meilleur apprentissage.

Mais ces troubles du sommeil peuvent aussi être le signal d’une pathologie durable qui s’installe, comme une dépression.

Les pathologies du sommeil de l’adolescent sont principalement l’insomnie, le syndrome de retard de phase, les hypersomnies et le syndrome de Klein Levin.

L’insomnie
La mauvaise hygiène de vie est une des raisons, mais l’anxiété et la dépression en sont d’autres à prendre plus au sérieux. Même s’il est «normal» de ne pas avoir envie de dormir à la veille d’un examen, l’installation de cette insomnie de façon chronique est plus embêtante. L’insomnie qui réveille en seconde partie de la nuit est évocatrice d’une dépression.
Ces troubles du sommeil, non mineurs, doivent donc mener à une prise en charge comportementale.

Le syndrome de retard de phase
C’est le «décalage horaire» de l’adolescent, qui veut vivre le soir, voire la nuit. Le fait de ne pas aller se coucher est une façon de s’opposer à ses parents. Avec des situations plus difficiles, la dépression peut apparaître. Le traitement approprié est la «chronothérapie», où l’on va aider l’adolescent à se recaler.

Les hypersomnies
Il s’agit de pathologies plus lourdes, comme la narcoleptie.

Le syndrome de Klein Levin
C’est une pathologie rare qui touche pratiquement exclusivement les garçons, évoluant vers la guérison à la fin de l’adolescence.

Nos préados et l’argent.

Tuesday, January 9th, 2007

C’est une question qui revient souvent parmi les parents. Comment leur faire comprendre que nos porte-monnaies ne sont pas un puits sans fond…que leurs vêtements de marque sont, certes, importants pour eux, mais qu’ils nous coûtent chers…que les stages sportifs ou culturels que nous leur payons pendant les vacances ne sont pas gratuits…difficile, surtout que l’argent fut longtemps un sujet tabou dans les familles.

Le magazine Top Famille, avec l’aide du sociologue Joël-Yves Le Bigot, dans son numéro de septembre, énonçait dix principes qu’eLycée a trouvé intéressant de vous faire partager.

1. Leur faire comprendre que nous avons des contraintes économiques
C’est une erreur de leur faire croire que l’argent coule de source, qu’il ne pose jamais aucun problème.
Aux préados, en leur demandant quand même leur discrétion, on peut dire combien nous gagnons, de combien et pourquoi nous avons été augmentés. Combien nous coûtent les charges mensuelle, la vie quotidienne en quelque sorte, ainsi que la nourriture, les transports..Comment nous finançons la maison ?…

2. Leur expliquer notre attitude par rapport à l’argent. Si nous dépensons beaucoup, pourquoi ? Si nous épargnons, pourquoi ? Comment nous avons été élevés sur ce sujet et les habitudes que nous avons prises…ou que nous voulons perdre. Il n’est pas question de justifier nos dépenses, nous restons les parents et nous gardons notre liberté. Il s’agit d’assumer, vis à vis de nos enfants, notre rapport à l’argent. En même temps, si nous sommes écureuil, ils peuvent être dépensiers, mais à nous à leur apprendre à dépenser intelligemment.

3. Leur remettre les pieds sur terre.
La médiatisation des stars du spectacle ou du sport fait jongler les millions de leur salaire dans la presse ou à la télévision. Mais il faut leur expliquer que ces personnes sont des exceptions, des réussites parfois, mais pas une généralité. Et qu’à côté d’une star, il y a des milliers de personnes qui gagnent beaucoup, beaucoup moins. Il faut leur rappeler le niveau du smic, le niveau d’un bon salaire français…histoire aussi de leur éviter la déception de leur premier salaire dans quelques années.

4. Leur apprendre à acheter : regarder l’origine de fabrication des produits, les aider à comparer les performances de produits similaires, leur montrer que la qualité n’est pas forcément proportionnelle au prix…ni liée à la marque.

5. Ne pas rémunérer le travail scolaire. Ce serait leur faire croire qu’ils travaillent pour nous faire plaisir, alors qu’ils travaillent pour eux, pour leur avenir. Un bon travail est rémunéré par une bonne note.

6. Leur faire faire des petits boulots : en gagnant de l’argent, ils en apprécieront davantage la valeur.outre le babysitting, on peut aider des personnes âgées de son entourage, des commerçants de son voisinage, ou faire des gros travaux dans la maison (laver la voiture par exemple..)

7. Ne pas leur faire de cadeaux excessifs. Il ne faut pas qu’un cadeau entraîne des privations dans la famille. Il faut qu’il soit en rapport avec les moyens de la famille. Encourager votre enfant à demander une collecte familiale auprès des grands-parents, oncles et tantes, etc..

8. Leur donner de l’argent de poche. Discuter avec eux de la somme, des dépenses qu’elle va couvrir. Souvent, quand ce sont eux qui paient, les envies régressent très rapidement…

9. Etre clair sur ce que nous payons et sur ce qu’ils paient..Nous payons le forfait du téléphone portable..mais pas les dépassements. Nous payons un CD par mois…mais pas deux, etc…

10. Les aider à financer leurs projets . Votre enfant veut s’acheter une planche de surf. Examinez avec lui le marché de l’occasion, regardez les occasions auxquelles ils pourraient demander de l’argent à ses grands-parents ou autres membres de la famille..calculez avec lui si vous pouvez lui accorder un prêt qu’il vous remboursera en plusieurs mois d’argent de poche..ou de petits boulots..

Les adonaissants.

Wednesday, January 3rd, 2007

Ce mois-ci dans le magazine “L’Ecole des parents”, on peut lire un entretien passionnant avec François de Singly, sociologue français qui a publié en 2006 un ouvrage sur “Les Adonaissants”.

Cet ouvrage fait suite à des entretiens avec des jeunes de 11 à 13 ans qu’il dénomme :”Les adonaissants”. Après les pré-adolescents, voici les adonaissants…Parents d’enfants de cette tranche d’âge, ceci est pour vous..

François de Singly remarque que, contrairement à des époques antérieures, il n’y a plus de moment précis pour entrer dans l’âge adulte, que chaque individu peut faire une “crise” à tout moment et pas seulement à l’adolescence, qu’en fait l’individu se construit en continuité. Mais dans cette construction permanente, l’individu manque de repère. Dans l’enfance, c’est simple, on se repère par rapport à la génération des parents…il y a les parents et les enfants. Mais dès qu’on sort de l’enfance, on a envie de s’affirmer comme un individu à part entière. Ce que veulent ces jeunes de 11 à 13 ans, qui ne sont plus des enfants, mais pas encore des adultes, c’est démontrer. Démontrer ce qu’ils sont (d’où l’importance des apparences, et par là-même des marques), et démontrer ce dont ils sont capables, contrairement “aux petits”. C’est fondamental pour eux d’être distingué d’un frère ou d’une soeur plus jeune. Ces adonaissants démarrent leur processus d’individualisation.
François de Singly pense que la culture jeune n’est plus celle des 15-18 ans, mais que la rupture se fait avec l’entrée au collège.
Autant les familles, finalement, les respectent plutôt bien dans leur “transition”, autant les politiques et les institutions, y compris scolaire, ne les reconnaissent pas vraiment.
Ces “adonaissants” conquièrent leur autonomie progressivement…ils peuvent au début choisir leur dessert, leurs vêtements…puis leur temps libre, leur musique..enfin leur profession. Ils recherchent avant tout leur “individualisation”.
Les “adonaissants”sont confrontés à une forte contradiction ” réussir sa vie” ou “réussir dans la vie”. Les parents poussent les enfants à avoir de bons résultats scolaires, les jeunes cherchent à développer leur propre originalité. Ceci est particulièrement marqué dans les familles de cadres, où la croyance dans l’individualité et l’importance de maintenir le niveau de la famille sont très fortes.
Une autre contradiction apparaît : le jeune veut être libre pour se construire sans contrainte, mais se sent aussi fragile et ressent le besoin de l’autre…d’où des attitudes en apparence contradictoires de la part des adolescents avec rejet des parents, mais aussi maintien de liens forts.
Le rôle des parents n’est donc pas simple : garantir la sécurité du jeune par un amour inconditionnel, et l’aider à découvrir qui il est. Les parents doivent offrir un cadre dans lequel le jeune peut apprendre l’autonomie : cadre physique pour les déplacements, cadre temporel pour les rythmes de vie. Enfin les parents doivent continuer à transmettre : leurs valeurs, leur savoir, leur expérience. Aux jeunes de trier et de prendre ce qui leur permet de se construire, sans obligation de tout accepter en bloc.
Pour en savoir plus : ” Les adonaissants” de François de Singly, éditions Armand Colin.

eLycée suit aussi les problèmes des adolescents.

Tuesday, December 5th, 2006

La société a beaucoup évolué dernièrement, avec des familles plus éparpillées.
Coupés de leurs repères familiaux et sociaux, les parents ont parfois du mal à gérer leurs ados. Or, à ce stade de leur évolution, les jeunes n’ont pas tous les critères pour choisir, il faut que les familles et la société puissent les guider, c’est-à-dire témoigner d’une aspiration ou d’un désir pour eux. Car, si aujourd’hui l’ado est plus libre de se construire, il est aussi plus libre de se détruire s’il va mal.

Maurice Corcos, pédopsychiatre, évoque dans Libération les automutilations que s’infligent les adolescents.

Cliquer ici pour l’article de Libération

Mobiles et blogs : petits guides à l’usage des adolescents.

Wednesday, November 29th, 2006

L’Académie et le Centre Régional de Documentation Pédagogique de Versailles publient une plaquette qui sensibilise les collégiens et lycéens aux risques liés à l’utilisation du portable. Sur le thème “Insupportable mon mobile? Tout dépend du contexte.”, cette plaquette décrit les bons usages du téléphone mobile, et ses dangers.
Le principal danger du téléphone mobile, c’est le “happy slapping”. La plaquette met clairement en avant ce danger parfois méconnu : “Prendre des photos, des vidéos d’une personne, les publier sur un site web ou les diffuser par MMS sans son consentement, c’est interdit et puni par la loi. Si cette personne te donne son autorisation, pas de problème ; si elle est mineure, il faut celle de ses parents”.
La plaquette donne aussi des références de sites Internet sur lesquels les jeunes peuvent aller chercher des informations en toute autonomie.
Pour obtenir cette plaquette, cliquer ici !

Le Centre Régional de Documentation Pédagogique de l’académie de Versailles (CRDP), en partenariat avec le Clemi (Centre de liaison entre l’enseignement et les moyens d’information), avait déjà proposé « Blog-Notes », une plaquette d’information et de conseil pour aider les jeunes blogueurs.

Destiné en priorité aux élèves de la 4e à la 2nde, ce document, édité à 35 000 exemplaires, sera diffusé dans les établissements de l’académie et disponible en téléchargement ici.

Les blogs répondent à un besoin légitime des adolescents de s’exprimer et d’échanger, de s’exposer, sans être immédiatement confrontés au jugement des adultes. On y parle aussi beaucoup du lycée, du collège… Et c’est là que commencent les difficultés. Souvent persuadés que le blog restera personnel dans son usage comme dans sa conception, certains élèves se laissent aller : propos désobligeants voire injurieux, photos prises en cours avec le téléphone mobile sans l’accord du professeur… Pourtant, dès qu’il est publié sur l’Internet, le blog n’appartient plus à la sphère privée. Les élèves perçoivent parfois mal cette réalité…

Ces deux documents seront fort utiles à beaucoup de parents et d’adolescents.

Dernière bêtise en vogue !

Monday, October 16th, 2006

La dernière bêtise préférée des adolescents (et de leurs parents !): transformer une bouteille de cola et un paquet de Mentos en un geyser puissant !
Des discussions se multiplient sur Internet pour comprendre ce phénomène. Même des étudiants universitaires en chimie réfléchissent au sujet.
D’après le journal Le Monde, une explication est communément admise, mais non prouvée scientifiquement jusqu’à présent : le dioxyde de carbone (CO2) dissous dans la boisson gazeuse serait comme « emprisonné dans un maillage » formé par l’eau présente dans le Coca-Cola. La gomme arabique contenue dans le Mentos casserait ce maillage et libérerait brusquement tout le CO2, d’où un fort dégagement gazeux qui provoque ce geyser de soda. Toutefois, une expérience parallèle réalisée avec de la gomme arabique pure et du Coca-Cola n’a donné aucun résultat.
Toujours d’après Le Monde, les fabricants des deux produits concernés ne réagissent pas de la même manière. La firme d’Atlanta, plutôt embarrassée par l’ampleur du phénomène, se borne à rappeler que son produit est une boisson et non… un divertissement. A l’inverse, la marque de bonbons, qui avait pris un temps « déclic fraîcheur » comme slogan publicitaire, profite de l’aubaine pour organiser un concours du plus beau geyser sur Internet, réservé aux consommateurs résidant aux Etats-Unis.
Des spectacles aquatiques ou “colatiques” ont ainsi été créés, visible en ligne sur Eepybird.com

Le look de votre ado…à la loupe

Monday, October 9th, 2006

Le look de votre ado vous…exaspère, désespère…amuse.
Ce mois-ci dans «Top Famille», magazine mensuel français traitant de la vie de la famille, un article nous permet de décrypter la tenue de nos enfants…
Voici donc des éléments incontournables de la tenue des ados..et leur raison d’être.

Le jean : moulant et taille basse chez les filles, baggy et avachi chez les garçons, il est toujours présent, rappelant avec nostalgie la douce période des années 70.

Le sac à dos : tels des escargots, c’est presque une extension d’eux-mêmes. Ils y transportent tous leurs biens.

Les sous-vêtements apparents, aussi bien chez les filles que chez les garçons : permet la provocation, mais aussi d’apparaître comme un objet de désir, comportement bien caractéristique de notre société.

Le sweat-shirt large :non seulement il donne l’air cool, mais en plus il sert d’enveloppe protectrice. Beaucoup d’ados portent plusieurs couches de vêtements, les enlevant au fur et à mesure qu’ils se sentent en confiance.

Les baskets :elles permettent d’être bien «dans ses pompes». Les grosses chaussures très à la mode représentent un besoin d’ancrage à un moment où l’adolescent ne sait plus très bien où il va.

Quant aux accessoires, ils permettent une personnalisation.

Pour mieux comprendre les adolescents, Ados à fleur de peau, de Xavier Pommereau, qui a collaboré à la rédaction de ce dossier de Top Famille.