Vu le développement de la taille des rayons consacrés aux mangas dans nos libraires, il n’est plus possible de faire l’impasse sur ce genre littéraire.
Un dossier paru dans Savoirs CDI a donc attiré notre attention… mais vu la profondeur de ce dossier, nous préférons aborder le sujet sur plusieurs jours.
Voyons donc aujourd’hui l’origine du manga.

Le temps de la lecture d’un manga correspond à celui d’un trajet en transport en commun, de la maison à l’école, au lycée ou au bureau. Au Japon, il est même courant de laisser son manga, lu, dans le train… pour un prochain lecteur.
Le manga est en fait né de l’adaptation d’une influence américaine sur une tradition de texte illustré.
Il est le produit historique de la rencontre entre les comics américains, au début du vingtième siècle et pendant l’ère Shôwa (1926-1989) et d’une très longue tradition de narration mêlant texte et image. C’est Osamu Tezuka (1928-1989), influencé par Walt Disney et reprenant les techniques cinématographiques, qui est censé avoir produit le premier manga en 1947, Shin Tokarajima – La nouvelle île au trésor –, destiné aux enfants, dans le format de petit livre que l’on connaît aujourd’hui. L’influence de Disney se traduit par le style “mignon” des dessins et l’effacement des signes physiques particuliers, les personnages ayant de grands yeux et des cheveux blonds ou bruns indifféremment.
A la fin des années 1950 apparaît le gekiga (images dramatiques), mangas destinés aux adultes avec un style plus réaliste et le traitement de thèmes sociaux ou politiques.
L’après-guerre marque donc la véritable naissance de ce produit culturel populaire qu’est le manga, remarquable par le fait qu’il reflète très précisément les évolutions de la société japonaise, de ses représentations et de ses préoccupations.