Une partenaire d’eLycée au G8 !
Notre Clarisse, celle qui vous fait toutes les semaines sa fiche de lecture, a participé au G8 ! A notre demande, elle nous a fait un compte-rendu de son expérience… exceptionnelle et passionnante !
En juillet 2008, le Japon accueillera le sommet du G8 à Hokkaido. Précédant le G8, un sommet sur le thème du travail se tiendra en mai dans la ville de Niigata. Pour préparer cet évènement, la ville a décidé d’organiser une réunion pour les juniors.
L’organisation du sommet des juniors a été confiée à Dentsu East Japan. Deux représentants de chaque pays membre du G8 ont été sélectionnés dans les écoles internationales de Tokyo et Niigata: seize juniors de 10 à 16 ans de nationalités française, japonaise, anglaise, américaine, italienne, allemande, russe et canadienne. La langue commune pendant ce sommet était l’anglais.
Le jeudi 27 mars 2008 matin, nous avons pris le train depuis la gare de Tokyo pour nous rendre à Niigata. Cette première journée, nous avons fait des visites et passé du temps ensemble. Le but était de se familiariser et de faire connaissance avec les autres membres du groupe. Dans ce programme, nous avons eu une entrevue avec le gouverneur et le maire de la ville. Après ceci, quelques moments de détente : visite du musée de cerfs-volants et d’une ferme de fraises, réputées pour leur taille et leur goût, cultivées sans l’utilisation de pesticides.
Le soir nous nous sommes couchés au 27 ème étage de l’hôtel Niigata.
Le vendredi 28 mars, nous sommes allés dans la salle où aurait lieu la conférence. Nous avons participé à une répétition de la réunion: l’entrée dans la salle, la sortie, l’utilisation des écouteurs de traduction, du micro et le déroulement du débat. Nous avons également échangé nos idées sur le thème du travail : l’égalité des sexes, l’influence de l’argent sur l’éducation, les horaires…
Le sommet a débuté juste après le déjeuner. Mr Ikegami, un journaliste japonais très renommé, menait le débat. Dans la salle, plus d’une centaine d’étudiants observaient ainsi que des journalistes. Des graphiques étaient présentés sur un grand écran, le public pouvait donner son avis et nous pouvions débattre. Au début, nous ne parlions pas beaucoup, nous étions un peu intimidés. Puis au fur et à mesure, nous nous sommes détendus et nous nous sommes exprimés librement.
Nous avons parlé des horaires, souvent trop chargés ou pas assez, et du désavantage des enfants pauvres sur les riches. Sur ce sujet, certains disaient que l’on ne pouvait changer cette différence, tandis que d’autres pensaient qu’il fallait réagir. Un représentant allemand a dit que ce fossé pourrait être réduit avec des écoles publiques ou gratuites.
Vers la fin du débat, nous avons parlé du rôle de l’homme et de la femme dans le travail. On a demandé dans le public l’avis des garçons japonais : préféraient-ils que leur femme travaille ou qu’elle s’occupe de la maison et des enfants ? Seulement 2 garçons ont voté pour leur accord à ce qu’elle occupe un emploi (incroyable n’est-ce pas ?) ; le reste, environ une quarantaine de garçons, ont souhaité que leur femme reste à la maison.