Les relations avec le père restent souvent plus distantes.
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Une nouvelle étude de l’Insee paru en septembre 2007 décrit la nature des relations entre parents et enfants devenus adultes.
Après avoir quitté le domicile familial, en moyenne vers l’âge de 21 ans, souvent pour aller faire des études ou pour travailler, la majorité des adultes conserve des relations très étroites avec ses parents. 44% des adultes âgés de 18 à 79 ans habitent à moins de 30 minutes de chez ses parents, et 42% déclarent les voir au moins une fois par semaine. Ce sont souvent les ouvriers et les agriculteurs qui habitent près de chez leurs parents, ayant moins de difficulté à trouver un emploi à proximité. Les études et les emplois qualifiés dans le tertiaire entraînent plus facilement un éloignement du domicile parental. Vivre à distance de ses parents peut aussi être révélateur de relations déjà distendues au moment du départ du domicile familial.
Mais à 40 ans, la plupart des adultes ont perdu un parent, souvent le père. Quand les deux parents vivent encore, ils sont parfois séparés et les adultes voient alors moins souvent leur père, et sont aussi moins satisfaits de leur relation avec lui. Lorsque le couple parental est séparé, les adultes voient plus souvent un des deux parents et c’est souvent la mère, qu’ils voient deux fois plus souvent que le père.
L’histoire du couple parental a une grande influence sur le degré de satisfaction que les adultes ont de la relation avec leurs parents. Ils auront d’autant plus de plaisir à les voir que les parents sont encore ensemble… Comme quoi la séparation des parents a un poids non négligeable, même sur les adultes.
Quand les parents sont séparés, c’est avec la mère qu’ils ont le meilleur degré de satisfaction dans la relation. Le fait que la mère obtienne beaucoup plus souvent la garde des enfants en cas de séparation joue sur la nature de la relation… mais le fait aussi que la mère soit plus présente au quotidien dans la vie de l’enfant du fait de la répartition des tâches domestiques incite à retrouver cette prédominance quand la mère est devenue grand-mère.
Enfin, même quand les adultes déclarent que leurs parents souffrent d’incapacités physiques invalidantes, liées à l’âge ou à la maladie, ce n’est pas pour autant qu’ils modifient leurs relations avec eux.