Les Jeux Olympiques de la Jeunesse… un projet qui se précise.

Jacques Rogge, sportif de nationalité belge à la tête du Comité International Olympique depuis 2001, a eu l’idée de créer les Jeux Olympiques de la Jeunesse d’ici 2010.
L’idée, approuvée par la commission exécutive du CIO le 27 avril dernier, devrait être aussi au programme de la prochaine session du CIO au Guatemala durant le mois de juillet.
Le projet est de créer non pas des mini-jeux, mais de véritables jeux pour les 14-18 ans, qui devraient compléter les Jeux existant aujourd’hui et proposeraient des épreuves adaptées à ces jeunes et choisies pour préserver leur santé. Cette nouvelle manifestation mettrait l’action sur la manière de réaliser les épreuves, autant, sinon plus, que sur la réalisation sportive proprement dite. Le modèle de ces Jeux Olympiques de la Jeunesse serait emprunté aux Jeux Olympiques : des jeux d’été et d’hiver, des médailles, des podiums, des hymnes… Le nombre d’athlètes serait limité à 3000 pour les jeux d’été et 1000 pour les jeux d’hiver.
En 1991, Jacques Rogge a déjà créé le Festival Olympique de la Jeunesse Européenne (Foje). Cette compétition rassemble tous les deux ans 1500 à 3000 Européens âgés d’une quinzaine d’années. Selon les participants, un véritable esprit olympique souffle déjà sur ce festival, et les jeunes y sont confrontés aux contraintes du sport de haut niveau. Mais les détracteurs des Jeux Olympiques de la Jeunesse craignent une augmentation des cadences des jeunes athlètes, des mensonges sur l’âge des participants de certains pays. Afin d’éviter ces écueils, les années des JO de la Jeunesse, les championnats du monde cadets ou juniors seraient supprimés.
L’objectif des Jeux Olympiques de la Jeunesse est de créer une véritable communauté où les jeunes pourraient pratiquer un sport, apprendre et partager leur expérience avec d’autres. Jacques Rogge a également l’intention, grâce à ces Jeux Olympiques de la Jeunesse, de permettre aux jeunes de comprendre les dangers du dopage dans le sport, les risques liés aux comportements extrêmes – comme la sédentarité ou le surentraînement – ainsi que les bienfaits d’un régime alimentaire équilibré et d’un rapport harmonieux entre la pratique sportive et d’autres activités sociales et éducatives.