Les jeux virtuels peuvent créer une certaine dépendance.
eLycée vous parlait récemment dans son blog des jeux en ligne comme WoW, Wolrd of Warcraft, l’un des plus connus.
Ce mois-ci, dans “Les dossiers de l’actualité”, on peut lire un article sur la dépendance que peuvent entraîner ces jeux.
Ces jeux, appelés MMORG (abréviation anglaise de “jeux de rôle sur Internet massivement multi-joueurs”), réunissent sur Internet, simultanément, des milliers de joueurs à travers le monde. Ces jeux se déroulent dans des univers futuristes, médiévaux ou fantastiques, mais le principe est toujours le même : les joueurs connectés font vivre des aventures à leur personnage, leur “avatar”.
Contrairement aux premiers jeux vidéos, ils ne s’arrêtent pas une fois l’ordinateur éteint ou déconnecté. Ils se passent dans des univers dits persistants, les personnages continuent à vivre et à évoluer, même si les joueurs ne sont plus là. Cette persistance crée une dépendance, car les joueurs ont fortement envie de savoir ce qui se passe… même quand ils ne jouent plus.
De plus, pour avoir un bon niveau, il faut jouer au moins quatre heures par jour… si on ne se maintient pas au niveau, on risque de se faire éjecter par les autres joueurs, surtout si l’on est dans une guilde.
Certains diront que jouer avec d’autres personnes, de tous les coins de la planète, est un moyen de se faire de nouveaux amis… mais d’autres joueurs finissent par se couper complètement du réel. La plupart des personnes qui jouent ainsi, y passant le plus de temps, sont des personnes en recherche d’emploi, qui, coupées de toute vie sociale, vont en quelque sorte la retrouver ici. Par ailleurs, les jeux leur donnent la possibilité de réaliser des exploits impossibles… ce qui s’avère clairement différent de leur vie quotidienne.
Ainsi, dans un cyber-café du centre de Paris, de nombreux joueurs se sont coupés de toute vie normale… pendant un ou deux ans… avant de brutalement tout arrêter quand ils ont réalisé que cela ne leur apportait rien.
Dans cet article, Marc Valleur, psychiatre, interrogé, affirme que certains patients viennent consulter pour arriver à arrêter. Ils ont compris le vide que ces jeux faisaient autour d’eux… mais n’arrivent pas à s’arrêter seuls. Les soigner n’est pas trop difficile. D’après Marc Valleur, ces personnes viennent souvent de familles où on les a surinvestis, ou bien dans lesquelles il existe des tensions non dites. Ces personnes finissent par douter de leur capacité à affronter la réalité… et donc se réfugient dans cet univers du jeu.
A surveiller donc.