L’échec scolaire a souvent des origines médicales.
Un article paru dans Le Figaro l’été dernier nous interpelait sur les origines médicales de l’échec scolaire. Attention donc à ne pas étiqueter ou cataloguer trop rapidement les échecs de nos enfants. Sans tomber toutefois dans l’hypocondrie, il faut rester vigilant.
Le Dr Olivier Revol, pédopsychiatre, auteur du libre “Même pas grave ! L’échec scolaire, ça se soigne”, est convaincu que le carnet scolaire est lié au carnet de santé. Les élèves ne sont pas paresseux, ou non motivés. Ils ont des raisons qui les poussent à moins travailler.
Il peut s’agir aussi bien de difficultés de la vue ou de l’audition, que de troubles neuropsychologiques comme de la dyspraxie (troubles du développement moteur), dysphasie (troubles du langage), dysorthographie ou dyscalculie. La dépression, même rare (1% chez les enfants et 5% chez les adolescents) peut aussi être source d’échec scolaire.
En France, les centres de traitement de troubles de l’apprentissage sont une quarantaine… et croulent sous les demandes. Dommage, car il est important d’intervenir le plus tôt possible, pour éviter que les troubles ne s’installent. Dans ces centres, des bilans globaux sont effectués, aboutissant à une procédure de rééducation pour les enfants, et des aménagements pédagogiques transmis aux enseignants. Mais l’écoute en elle-même permet déjà, pour les parents comme pour les enfants, de se sentir mieux.