Les mangas, mode d’emploi
Le rayon mangas des libraires s’est récemment fortement développé, et les enfants adorent.
Voici quelques éléments explicatifs sur ces bandes dessinées venues d’Orient.
Manga désigne en japonais les bandes dessinées en général, alors qu’en français, ce terme regroupe les bandes dessinées japonaises.
Les mangas sont en format poche, avec couverture souple, souvent en plusieurs tomes, avec peu de textes et beaucoup d’onomatopées, et en noir et blanc. Ces bandes dessinées au prix très attractif sont dessinées très rapidement. Au Japon, les gens les laissent dans les trains quand ils ont fini de les lire…et d’autres les prennent…avant de les laisser plus loin. Elles sont lues très rapidement, les lecteurs attendent les tomes suivants. Le dessinateur de manga est un mangaka. Il ne bénéficie pas d’une réelle liberté de création, la pérennité de l’histoire étant liée au succès rencontré auprès des lecteurs.
Elles se lisent par la fin, comme les livres japonais. Même en les traduisant, les éditeurs ont gardé ce sens de lecture car il n’est pas possible de retourner les dessins…dans les mangas les plus violentes, les personnages se prendraient une balle dans le coeur du côté droit ! Aux Etats-Unis néanmoins, les images sont souvent retournées, entraînant un surcoût d’adaptation.
Dans ces mangas, c’est le graphisme qui plaît…depuis des années, les dessins animés nippons ont envahi nos écrans télé, et nos enfants s’y sont habitués ! Les personnages sont très expressifs, facilitant la compréhension.
Certains parents pourront reprocher aux mangas leur violence. Comme tout ouvrage que l’on met dans les mains de ses enfants, il faut y jeter un coup d’oeil. Mais cette violence fait partie de la culture littéraire japonaise, où les valeurs liées à la douleur et à la mort sont différentes de celles que nous avons en Europe.
Pour en savoir plus :
- le magazine web d’Arte consacré aux mangas
- le site consacré aux dessins animés japonais et aux mangas